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Le marais poitevin

Publié le par Tégé 86

Un peu d'histoire :

Le marais n'est pas arrivé à son état actuel tout naturellement. Il aurait encore actuellement l'aspect d'un vaste marécage si l'homme n'avait complété l'oeuvre de la nature à son profit. Au XIe siècle, on cultivait déjà les parties les plus élevées. Les Seigneurs  , comprenant alors la nécessité qu'il y avait de dessécher ce marais improductif, en firent don d'une grande étendue aux abbayes environnantes, lesquelles se groupèrent et formèrent des associations.

 

    Les moines aidés bénévolement par les habitants des paroisses, qui recevaient en échange, pour prix de leurs services, une portion du marais ou certains droits de pacages, poursuivirent méthodiquement leur oeuvre.
Cinq abbayes associées, celles de l'Absie, St-Maixent, St-Michel-en-l'Herm, Maillezais et Nieuil-sur-l'Autize, creusèrent de nombreux canaux, dont l'un qui se jette dans la Sèvre, à l'Anse du Braud, porte encore le nom de " canal des cinq Abbès "
Ces canaux, tout en dessèchant le marais, servirent aussi de voies de communication. Au XIIIe siècle, les associations prirent fin et quelques années plus tard, on récoltait sur les parties desséchées, du foin, des fèves, etc... Malheureusement la guerre de cent ans  amena la ruine ; les écluses furent détruites et les canaux s'envasèrent.

 

Francois 1er fit effectuer des travaux entre la Vendée et le canal de Luçon.Mais les guerres de religion vinrent anéantir tout le travail accompli. On coupait les digues pour barrer la route à l'ennemie  par inondation. Jusqu'au règne d'Henri IV, les marais furent pratiquement improductifs.

Henri IV s'intéressa au déssechement du marais poitevin et à cet occasion, se rendit à Marans en Juin 1586.

Ce n'est qu'en 1599, le 8 Avril, sous l'initiatice de Sully, que parait un édit qui autorise le déssechement des terrains boueux et en confie la tâche à Humfroy Bradley, ingénieur hollandais.

Bradley fut nommé maitre des digues du royaume, mais prévoyant des difficultés, il s'adjoit des associés. Il fit venir des familles hollandaises et eut à lutter contre la méfiance des ouvriers français.

Un souvenir reste encore de cette association : c'est le "canal des Hollandais".

Humfroy Bradley mourut en 1639.

Le 4 Mai 1641, une nouvelle société fut constituée. Pierre Siette, ingénieur français directeur de l'entreprise, commença les travaux en 1643. Il fit creuser en 3 ans 75 kms de canaux dans le bas marais.

 

Sous Louis XIV, 1300 hectares furent encore désséchés, mais plus rien ne fut entrepris pendant le cours du XVIIIè siècle. Pourtant ces déssèchements successifs entrepris sur une grande échelle avaient donné d'incontestables résultats.

C'est le décret impérial de Napoléon 1er qui produisit de sérieuses améliorations au régime de la Sèvre Niortaise du point de vue de la navigation et du déssèchement des terres encore marécageuses.


Le décret, signé à Bayonne le 29 mai 1808, contient surtout des dispositions relatives à la navigation. Malheureusement, ce décret, qui détermine la largeur à donner à la Sèvre dans tout son parcours, c'est-à-dire de Niort à la mer, est muet sur la profondeur. C'est peut-être à cause de cela qu'il n'y a pas eu de suite immédiate ; à la chûte de l'empire, le décret fut enfoui et oublié dans les cartons ministériels. La Restauration ne fit rien pour le marais ; quelques projets étaient à l'étude, mais les années s'écoulèrent sans apporter des résultats pratiques. Après de longues années d'études, chargées d'arrêtés administratifs, de rapports d'ingénieurs, etc... un décret royal en date du 24 août 1833 indique les travaux à exécuter. L'ordonnance du 24 août 1833 est le point de départ d'une véritable révolution dans les moeurs des habitants et aussi dans la nature, l'aspect et la valeur du sol.

Suite à cette ordonnance se formèrent les sociétés des " marais mouillés " par opposition au marais déssèchés.
 Les propriétaires des marais mouillés groupés formèrent trois sociétés syndicales : l'une pour les marais des Deux-Sèvres, l'autre pour ceux de la Vendée, et la troisième pour ceux de la Charente-Maritime. Pour se créer des ressources, ces sociétés obtinrent le droit d'établir des contributions sur les propriétaires intéressés à l'exécution des travaux nécessaires, qui ne tardèrent pas à prendre de l'importance : élargissement et approndissement du fossé du Loup ; redressement et élargissement de la rivière de Béjou : creusement de la Grande Rigole de la Garette qui était terminée en 1845 et de la rigole du Port Goron ; ouverture de la rigole du Mazeau, en 1859, etc...
 

 

En 1868, la Sèvre fut redressée, canalisée sur une certaine partie de son cours, notamment entre Saint-Liguaire et Coulon. Entre la Sotterie et les Bourdettes, 300 000 mètres cubes de terre et de sable ont été sortis du lit de la Sèvre Niortaise en 1963.

Aujourd'hui, Arçais, bien que resté rural, a su se placer comme étant, à l'heure actuelle, un pôle attractif de par la beauté de ses marais et l'architecture de ses habitats pittoresques. Entretenu pour conserver son caractère maraîchin, il attire aujourd'hui un grand nombre de visiteurs, sur ses conches comme dans ses venelles empreintes d'un passé encore errant !
Situé au coeur, de ce que des poètes charmeurs ont appelé, "La Venise Verte", il compte à lui seul 40 kilomètres de canaux navigables, pour une superficie de marais couvrant 1000 hectares (pour illustrer cette dimension, les Marais Mouillés englobent 172 km de voies d'eau praticables sur le domaine public).
 

Le marais de Saint Georges de Rex - Amuré est une « poche » de marais mouillé en bordure de plaine. D’une superficie d’environ 230 ha, il présente une identité paysagère typique. Cette cuvette humide aux sols tourbeux est composée d’une multitude de petites parcelles d’une vingtaine d’ares en moyenne, délimitées par un important réseau de fossés et de conches. Traditionnellement, ces parcelles sont exploitées en terrées ou en prairies. A cela s’ajoute des alignements de frênes têtards et de peupliers qui confère au marais un fort caractère bocager.

 

Mais assez parlé, voici quelques photos:

La rigole de Port Goron

P5060006.jpg

 

Les repères de niveaux d'eau qui servaient dans le temps à réguler le niveau en utilisant les écluses, maintenant tout se fait automatiquement .

P5060005

 

Port Goron avec son aire de pique nique superbement aménagée !

Port-Goron

 

La Truffe se régale : c'est plein de bonnes odeurs !!!

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Quant à moi : repos complet !!!

05-Marais-Poitevin 1313

 

Commenter cet article

louison 02/06/2011 18:57



je pense que coté repos çà devrait aller çà fait quand meme plusieurs mois que tu as commencé la farniente.biz à bientot



Tégé 86 02/06/2011 20:25



Non mais je bosse à la maison !!!!!!!!!!!!


Il va y avoir du sang !!!!!


Pas biz !



Claire-Cerise 02/06/2011 10:39



Elle est pas belle la vie !! Merci pour l'histoire du Marais poitevin qu'on ne connais pas du tout ! Bizh et bon jeudi à vous deux !



Tégé 86 02/06/2011 13:00



Et oui, Baluchon a encore des coins à vous faire découvrir !!!


Bizh et bonne pès-midi, ici avec un soleil radieux !!!



eleonor 02/06/2011 08:59



repos complet ! c'est souvent non?



Tégé 86 02/06/2011 09:21



Il faut ce qu'il faut !!!!!!!!